A quoi ça sert les maths...
Ça sert à rien dans la vie de tous les jours...
Je ne sais toujours pas comment - rapidement - sortir de cette ornière sémantique avec mes élèves en particulier, et les gens en général: celle de l'utilitarisme du monde et donc de nos aliénations concomitantes. .
Collés au quotidien, nous sommes le jouet d'un tyrannie utilitaire des mots que nous utilisons et des actions sub ou superconséquentes afférentes, qui nous prive de la véritable liberté du langage. Cette liberté qui nous donne le véritable pouvoir sur le monde. Ce pouvoir qui nous fait défaut chaque fois que nous sommes dans le ressentiment, la colère ou l'envie. Pfiou...
Ma richesse n'est pas de coté, mais il suffit d'un pas de coté pour s'enrichir, en vrai.
Bon, c'est vrai que cette idée je l'ai piquée à Marie Richeux qui l'a piquée à Leslie Kaplan qui l'a piquée à Frantz Kafka : "Ecrire, c'est sauter en dehors de la rangée des assassins".
Moi, j'ai envie de rajouter "Penser, c'est sauter en dehors de la rangée des assasins", ou bien "Penser, c'est écrire dans son âme".
Okay, je ne sais pas ce qu'est l'âme, mais je sais ce que je me fais lorsque je me refuse de penser, c'est à dire lorsque je refuse de "sauter dans le vide de la connaissance". Ça, c'est moi qui rajoute...*
Et la corruption n'est pas dans l'autre, mais toujours dans ce qui me ressemble de trop près.
* Enfin presque: je viens de me rendre compte à 16h04 que "sauter dans le vide de la connaissance" est une image utilisée par Don Juan expliquant la connaissance à Carlos Castaneda...