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Argent trop chair ?

L'argent me semble devoir être une grandeur quantique se manifestant à nos êtres selon les deux modalités convenues:

- corpusculaire lorsqu'il s'agit des espèces sonnantes et trébuchantes utilisées par nos personnes, pesantes et graves,  échangeant des biens ou des services pour satisfaire les besoins justement soumis à la gravité terrestre et la pesanteur consubstantielles à l'histoire de nos vies

- ondulatoire quand il éclaire dans son champ d'influence, les passions du pouvoir que nous développons pour nous soustraire aux pesanteurs sus mentionnées.

 

La triple question est alors :

* à quelle moment le changement de modalité a-t'il lieu

* quelles sont les conséquences sur mon être de l' "effondrement ou de la restitution de ma fonction d'onde" (je suppose le processus réversible)

* et quel enjeu la soustraction ou l'addition (mentale j'entends, puisque quoique je fasse, aussi longtemps que je vive-mesure* le monde, mon corps physique perdure dans le monde matériel)  de mon être à la matérialité du monde fait-il encourir à la viabilité du monde qui m'environne ?

 

Autrement dit et plus lourdement : est-il supportable d'être milliardaire lorsqu'une personne meurt de faim du fait d'une carence culturelle.

Et je soupçonne nos transhumanistes actuels de vouloir pouvoir dominer le temps pour l'annihiler grâce à l'argent (cryogénisation, vie éternelle en sus de la puissance infinie...). Or dans les deux modalités que j'ai mentionnées ci-dessus, le temps reste "le tableau" dans lequel s'inscrivent mes désirs et il me paraît logiquement difficile de sortir de ce cadre, sinon en n'ayant plus de désirs.

Auquel cas le monde n'aurait plus de sens ...

 

* petite incise poétique : lorsque je meure, je mesure sans "s" ou sans cesse ? Suis-je continûment "effondré" ?

 

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